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Il y a exactement 4 ans, je devenais maman pour la première fois. Comme toutes les mamans, ma vie a complètement changé depuis ce jour. Je suis remplie de nostalgie pourtant je n’ai pas ressenti ça les années précédentes peut être parce que la ce n’est plus du tout un bébé!

Bref, comme le blog a commencé après sa naissance, j’ai envie ce soir de vous raconter mon accouchement, oui 4 ans après l’envie me prend!

Margaux été prévu pour le 9 janvier 2015, je ne sais pas pourquoi j’étais persuadée que j’allais accoucher avant noël. Pourtant il n’y avait aucun signe! Noël passa; le jour de l’an aussi et je ne pensais qu’à son arrivée. Je n’en pouvais plus , je voulais absolument qu’elle arrive. J’ai tout essayé toutes les méthodes qu’on m’ a donné. J’en ai marché des kilomètres…

Et puis arriva le 7 janvier 2015, non je n’ai pas accouché ce jour mais une horreur c’est produit en France: l’attentat contre Charlie Hebdo. Je ne voulais plus accoucher, enfin oui mais j’ai vraiment été angoissé. Je ne voulais plus que ma fille arrive dans ce monde de fou! Les hormones plus cet évènement tragique m’ont vraiment perturbé. Je me demandais vraiment dans quel monde allait grandir ma fille? Elle ne connaîtra que ça? des attentats? un monde en guerre?

Le 9 janvier jour du terme je me rends à l’hôpital espérant que je verrai ma fille ce jour la. Après auscultation, le col était complètement fermé , il était même impossible de faire un décollement de membranes. On me dit de revenir dans 48h, je désespère… A savoir que j’avais vraiment très très peur d’accoucher, le temps me paraissait long mais je restais persuadée qu’elle allait arriver par elle même. J’étais impatiente de ressentir les premières contractions, perdre les eaux… et devoir compter l’écart entre les contractions.

Le 11 janvier il ne s’était toujours rien passé donc je me suis présentée à la maternité à 8h. On m’ausculte à nouveau et  le col est toujours  complètement fermé. On m’explique qu’on va me mettre un tampon et qu’on va attendre de voir si l’accouchement se déclenche. Je reste dans une chambre toute la journée, la seule chaîne de la télé diffuse la marche blanche pour Charlie Hebdo. J’angoisse et il ne se passe rien… Mes parents viennent me changer les idées et on joue aux cartes et il ne se passe toujours rien.

 

Vers 20h, je dis à Damien de rentrer à la maison. Je commence à bouquiner et d’un coup j’ai des tiraillements dans le ventre. Je commence à compter le temps entre les contractions et je me dis que ce n’est pas possible car il n’y a que 3 minutes entre les contractions et franchement au bout de 10 minutes les contractions sont déjà horribles. Je demande à Damien de revenir et quand il arrive je souffre énormément. Je demande à la sage femme de m’ausculter mais elle me dit que je dois attendre car elle a déjà regardé en début de soirée et qu’en si peu de temps rien n’a du changer.

Je me rappelle (attention glamour) que je suis restée longtemps sur les toilettes j’avais l’impression que j’avais envie de faire “caca”. Moi qui d’habitude n’ose rien demander j’insiste pour qu’on vérifie: je suis qu’à 1 ! Je me demande comment je vais tenir le coup je savais que ça allait faire mal mais pas à ce point.

Les contractions sont quasiment toutes les minutes je marche dans les couloirs et on me conseille d’aller prendre une douche assise sur un ballon. Je me rappelle que mon mari me regardait et j’avais l’impression d’être une baleine échouée sur son ballon. Il ne savait pas quoi faire et pour moi il n’existait même plus, j’avais tellement mal que plus rien n’existait!

En sortant de la douche je hurle,je ne fais que crier des gros mots et je supplie qu’on m’ausculte. Je ne suis qu’à 1.5… Je ne comprends pas! Elle me propose d’aller tout de suite installer la péridurale mais que normalement on attend au moins 4 et que cela risque de ralentir le travail. Je m’en fous , je m’en fous une péridurale vite, je pars les fesses à l’air(moi si pudique) dans la salle d’accouchement je veux que ça s’arrête!

Quand on vient pour m’installer la péridurale, c’est le moment le plus ingérable, la sage m’aide à gérer les contractions mais c’est la pire douleur que je n’ai jamais ressenti! Et d’un coup , avec la péridurale, tout s’arrête je ne ressens plus rien du tout, je me sens même bête d’avoir pleurer et hurler autant.  La sage femme m’explique que maintenant ça risquait d’être long mais qu’elle allait regarder où j’en étais. C’est l’élève sage femme qui m’ausculte mais elle ne trouve pas le col, elle demande à la sage femme de vérifier. Elle ne le trouve pas non plus je suis à dilatation complète. Je suis perdu , j’ai froid, je tremble je ne comprends plus rien!! Mon col est passé de 1.5 à 10 en quelques heures à peine. Alors oui le travail a été assez court mais tellement intense!

Elle m’explique que nous devons attendre 2 heures que Margaux descende dans mon bassin. Damien ose raler car c’est long deux heures… Vous imaginez comment je l’ai engueulé. Ces deux heures je ne m’en rappelle quasiment plus, j’ai dormi je pense, je me rappelle qu’on est venu me changer de position mais tout est très flou. Mon mari lui s’est amusé à se prendre en photo.

Au bout de deux heures, on me dit que c’est parti je vais pouvoir pousser. Je ne sais même plus comment faire, j’oublie tous les cours de prépa à l’accouchement. Sincèrement j’ai juste eu l’impression de faire caca…. Je ne sentais plus rien avec la péridurale même plus les contractions, je ne sais plus combien de temps ça a duré (environ 15min).

Quand Margaux arrive on me demande si je veux regarder dans un miroir, toucher sa tête ou l’attraper mais je ne veux pas , je veux juste la voir. Je n’ai pas ressenti de sentiment particulier à ce moment la. Je n’ai pas pleuré, j’étais soulagée qu’elle soit la.

Je suis restée deux heures avec elle, je n’ai pas vraiment profité de ces heures car je faisais une fixette pour qu’elle fasse la tété d’accueil. J’étais vraiment heureuse quand nous sommes remontés tous les trois dans notre chambre.

J’étais vraiment fatiguée de cet accouchement et je n’étais pas préparé aux quelques jours qui ont suivis. J’ai eu trop de visite, la déchirure, la montée de lait, la peur d’aller aux selles et de faire craquer les points, l’allaitement difficile, la fatigue.  Damien revenait quasiment toutes les nuits vers 2 heures pour m’aider.

Il y a des accouchements pires et des meilleures(celui de Léo par exemple). J’ai trouvé celui ci horrible et terriblement douloureux. J’ai absolument rien contrôlé, je ne comprenais rien . J’avais encore plus peur de l’accouchement et j’ai beaucoup angoissé pour celui de Léo.

Mais comme on nous le dit souvent, on oublie la douleur. Enfin, pas complètement mais c’est une douleur qui vaut le coup!

Oh que oui elle vaut le coup! Ma fille va avoir 4 ans et en écrivant ces mots les larmes me montent aux yeux. Ma fille est exactement la petite fille que je voulais. Comme toutes les mamans, je trouve ma fille parfaite et merveilleuse. Il est difficile d’exprimer l’amour que l’on ressent pour ses enfants. On me l’a dit plein de fois avant que je sois maman et c’est vrai : on ne peut pas savoir comment c’est si l’on n’a pas d’enfants.

L’accouchement de Léo a été bien différent, je vous le raconterai bientôt si ça vous dit.

Et vous alors accouchement parfait ou trop douloureux?

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